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Published on 17 September 20266 minutes

Repenser l’étiquette « produit d’investissement » : une approche moderne de la gestion de la trésorerie d’entreprise

Laurens Maartens
Executive Director

Repenser l’étiquette « produit d’investissement » : une approche moderne de la gestion de la trésorerie d’entreprise

Laisser des liquidités excédentaires sur un compte peu rémunéré peut peser discrètement sur les performances de l’entreprise. Pourtant, dans de nombreuses équipes financières, dès que les fonds monétaires (MMF) entrent dans la discussion, les progrès s’arrêtent.

La raison est bien connue : « Nous ne sommes pas à l’aise à l’idée de placer des liquidités opérationnelles dans un produit d’investissement. »

C’est une préoccupation légitime. Mais elle peut aussi brouiller une distinction importante. Tous les produits d’investissement ne fonctionnent pas de la même manière. Les autorités de réglementation et les gestionnaires de fonds conçoivent les MMF institutionnels pour une tout autre mission. Pour de nombreuses équipes de trésorerie, ils constituent un moyen pratique de gérer les liquidités, de préserver leur disponibilité et de réduire le risque de concentration.

C’est pourquoi certaines des trésoreries d’entreprise les plus prudentes au monde, notamment celles d’Apple, de Siemens et de Nestlé, utilisent des MMF dans le cadre de leur gestion quotidienne de la trésorerie. Elles ne les considèrent pas comme des paris spéculatifs. Elles les considèrent comme un outil de trésorerie précieux.

Pourquoi l’étiquette « investissement » peut être trompeuse

Les MMF à valeur liquidative à faible volatilité (Low Volatility Net Asset Value, LVNAV) sont un type de fonds monétaires institutionnels à court terme qui investissent principalement dans des instruments du marché monétaire de haute qualité, des dépôts et d’autres actifs à court terme, tels que les bons du Trésor, les certificats de dépôt et les billets de trésorerie.

Ils sont conçus pour maintenir une valeur de part stable de 1,00 à condition que la valeur des actifs sous-jacents ne s’écarte pas de plus de 0,2 % (20 points de base) de leur valeur nominale. Les gestionnaires de fonds maintiennent également une duration courte du portefeuille afin de limiter l’exposition aux mouvements généraux des taux d’intérêt. Les revenus sont généralement distribués séparément plutôt que par le biais de fluctuations de la valeur de la part.

Cette distinction est importante, car la classification juridique du produit ne suffit pas à décrire pleinement son fonctionnement dans le cadre d’une stratégie de trésorerie.

Selon les Normes internationales d’information financière (IFRS) comme selon les principes comptables généralement admis des États-Unis (GAAP), certains placements en MMF peuvent être considérés comme des équivalents de trésorerie. Autrement dit, ils peuvent être beaucoup plus proches des liquidités opérationnelles que ne le supposent de nombreuses équipes financières.

Pourquoi les équipes de trésorerie utilisent les MMF à grande échelle

Les MMF institutionnels ne sont pas un outil de niche. Ils constituent un élément essentiel de la gestion mondiale des liquidités.

L’ICI indique que les actifs des fonds monétaires américains s’élevaient à 7 890 milliards de dollars américains pour la semaine close le 15 juillet 2026. Les investisseurs institutionnels représentaient 4 810 milliards de dollars américains de ce total.

Cela révèle un point important. Les équipes financières sophistiquées n’utilisent pas les MMF comme une solution marginale. Elles les utilisent comme un moyen standard de gérer les liquidités excédentaires tout en conservant une liquidité facilement accessible.

Le risque lié aux liquidités que de nombreuses entreprises négligent

Pour beaucoup d’entreprises, laisser leurs liquidités dans une banque semble plus sûr simplement parce que cette solution leur est familière. Mais la familiarité n’est pas synonyme de diversification.

Lorsqu’une part importante de vos réserves est détenue auprès d’un seul établissement, vous vous exposez à un risque de concentration. Et lorsque les soldes dépassent les seuils de garantie des dépôts, ce risque devient plus marqué.

Prenons l’exemple du plafond de garantie des dépôts de 100 000 € dans l’Union européenne. Une fois ce seuil dépassé, le solde ne bénéficie plus du même niveau de protection. À ce stade, votre exposition dépend de la qualité de crédit d’un seul établissement.

Les MMF proposent un modèle différent. Au lieu de concentrer les liquidités auprès d’une seule banque, ils répartissent l’exposition entre un portefeuille diversifié d’émetteurs bénéficiant de notations élevées. Dans de nombreux cas, ces fonds répartissent les capitaux entre 50 et 100 émetteurs, en limitant le montant investi auprès d’un même émetteur.

Pour les équipes de trésorerie, cela peut constituer une manière plus résiliente de gérer les fonds excédentaires.

Pourquoi la structure de conservation est importante

Les équipes financières posent souvent la question suivante : que se passe-t-il si le prestataire du fonds rencontre des difficultés ? C’est là que la structure devient importante.

Lorsque vous déposez de l’argent dans une banque, cet argent devient un passif au bilan de la banque. En revanche, les actifs des MMF sont cantonnés, séparés et détenus par un dépositaire tiers indépendant, distinct du bilan du gestionnaire du fonds.

Cela signifie que, si le gestionnaire devient insolvable, les actifs ne font généralement pas partie de son patrimoine. En principe, les créanciers ne disposent d’aucun droit direct sur ces actifs séparés. Pour les équipes financières qui examinent attentivement leur exposition aux contreparties, cette séparation peut constituer un élément important de l’analyse des risques.

Une vision réaliste du « breaking the buck »

Il est également important de préciser ce que les MMF ne sont pas. Ce ne sont pas des comptes bancaires assurés et ils ne bénéficient pas d’une garantie publique des dépôts. Et, comme tout produit d’investissement, ils ne sont pas sans risque.

Dans un scénario de tensions sévères, la valeur d’un MMF pourrait passer sous 1,00. C’est ce que l’on appelle le « breaking the buck ». Cela dit, le contexte est important. Les exemples historiques le plus souvent cités concernaient des structures de fonds très différentes, notamment des fonds de détail et des fonds prime présentant des expositions plus risquées.

  • Épisode de 1994 : un fonds de détail est tombé à 0,99 dollar après avoir détenu des produits dérivés complexes sensibles aux taux d’intérêt.

  • Épisode de 2008 : le Reserve Primary Fund est tombé à 0,97 dollar en raison d’une forte concentration en dette de Lehman Brothers.

Ces événements ont contribué à façonner les cadres LVNAV modernes utilisés aujourd’hui par les équipes de trésorerie institutionnelles, en les obligeant à respecter des règles beaucoup plus strictes en matière de diversification, de liquidité et de qualité de crédit. L’objectif n’est pas de prétendre que le risque disparaît. Il s’agit de reconnaître que le profil de risque est souvent mal compris.

Le « breaking the buck » fait les gros titres, mais un fonds bien géré est conçu pour gérer au quotidien un ensemble plus complet de risques. Le rendement évolue naturellement avec les taux d’intérêt, raison pour laquelle la gestion active de la duration est essentielle au bon fonctionnement de ces fonds.

L’exposition au crédit est gérée au moyen de limites de diversification strictes, afin qu’aucun émetteur ne puisse dominer un portefeuille comme Lehman l’a fait pour Reserve Primary en 2008. La liquidité est encadrée par des réserves obligatoires d’actifs liquides à un jour et à une semaine, conçues précisément pour permettre aux fonds de faire face aux rachats, même dans des conditions tendues telles que la « ruée vers les liquidités » de 2020.

Et les cadres réglementaires, en particulier les règles LVNAV, existent précisément en raison d’événements comme les crises de 1994 et de 2008. Ils imposent aux fonds institutionnels actuels un environnement opérationnel nettement plus strict que celui de leurs prédécesseurs.

Rien de tout cela ne rend un MMF sans risque; aucun investissement ne l’est. Mais cela signifie que les risques sont bien compris, gérés activement et façonnés par vingt années de réformes réglementaires.

Une meilleure façon d’évaluer votre gestion actuelle des liquidités

Optimiser la gestion de la trésorerie ne signifie pas réorganiser l’ensemble de votre modèle de trésorerie. Cela signifie appliquer aux liquidités dormantes la même discipline qu’au reste de l’entreprise.

Pour commencer, il peut être utile de répondre à trois questions :

  • Concentration des actifs : quelle part de vos liquidités est détenue auprès d’un seul établissement ?

  • Performance du rendement : quel est le coût d’opportunité du maintien de soldes excédentaires sur des comptes faiblement rémunérés ou non rémunérés ?

  • Exposition aux contreparties : vos politiques de trésorerie sont-elles alignées sur les seuils de garantie des dépôts et sur votre exposition réelle non garantie ?

Pour de nombreuses équipes financières, l’objectif est simple : améliorer le rendement des liquidités excédentaires sans ajouter de complexité opérationnelle inutile.

Pourquoi choisir quand vous pouvez tout avoir ?

Les équipes de trésorerie ne devraient pas avoir à choisir entre rendement, liquidité et simplicité opérationnelle. Pour les entreprises qui souhaitent faire travailler leurs liquidités dormantes sans perdre leur flexibilité au quotidien, Airwallex Yield donne directement accès à des fonds monétaires de qualité institutionnelle au sein d’Airwallex.

Cela signifie généralement l’absence de période de blocage, une visibilité claire et une manière plus fluide de gérer les liquidités excédentaires parallèlement au reste de vos opérations financières. La gestion moderne de la trésorerie devrait faire plus que protéger le capital. Elle devrait aider votre entreprise à avancer avec davantage de confiance.

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Cet article constitue une communication marketing. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une offre ou une sollicitation visant à acheter ou vendre un instrument financier. Il n’a pas été préparé conformément aux exigences légales destinées à promouvoir l’indépendance de la recherche en investissement.

Le produit Yield est un service d’investissement fourni par Airwallex Capital (Netherlands) B.V., agréé en tant qu’entreprise d’investissement et réglementé par l’Autorité néerlandaise des marchés financiers (AFM), sous le numéro de licence AFM 14006498.

Yield n’est pas un produit d’épargne ou de dépôt. Tout investissement comporte des risques, notamment celui de perdre le montant initial investi. La valeur de votre investissement peut aussi bien baisser qu’augmenter. Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des résultats futurs. Les investissements dans le produit Yield ne sont pas protégés par le système néerlandais de garantie des dépôts. Si Airwallex Capital (Netherlands) B.V. n’est pas en mesure de remplir ses obligations, les investisseurs peuvent être éligibles à une indemnisation au titre du système néerlandais d’indemnisation des investisseurs (Beleggerscompensatiestelsel), sous réserve des plafonds applicables et des critères d’éligibilité.

Laurens Maartens
Executive Director

Laurens travaille sur le produit Yield chez Airwallex. Il s’attache particulièrement à aider les entreprises à mettre leur argent au travail et explore la manière dont Airwallex permet aux sociétés de mieux faire fructifier leurs fonds tout en se développant facilement au-delà des frontières.

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